Tracker d'équilibre hormonal
Identifiez les profils hormonaux à risque par symptômes pondérés. Testostérone, cortisol, thyroïde, insuline — bilans sanguins recommandés.
Cet outil n'est pas un diagnostic médical. Les résultats sont basés sur des symptômes auto-déclarés et ne remplacent pas des analyses sanguines. Consultez un professionnel de santé pour tout bilan hormonal.
📐 Comment c'est calculé
Un même symptôme — la fatigue — est commun à toutes les dysrégulations hormonales : testostérone basse, cortisol élevé, thyroïde lente, insulino-résistance. Pondérer les symptômes par leur degré de spécificité permet de différencier les profils. La perte de libido isolée pèse davantage pour la testostérone que la fatigue chronique, qui reste trop générique pour orienter seule.
Les trois niveaux de pondération retenus sont : poids 1 = symptôme commun à plusieurs profils hormonaux (fatigue, irritabilité, difficultés de concentration) ; poids 2 = suggestif d'un profil particulier (fringales sucrées pour le cortisol, métabolisme lent pour la thyroïde) ; poids 3 = hautement spécifique — réveil entre 2h et 4h du matin pour le cortisol élevé, perte des érections matinales pour la testostérone basse, spotting avant les règles pour la progestérone insuffisante.
Le scoring agrège les symptômes cochés multipliés par leur poids, puis normalise en pourcentage du maximum théorique de chaque catégorie. Un score supérieur à 60 % sur une catégorie constitue un signal d'alerte — mais pas un diagnostic. Le seuil de confiance (ratio symptômes spécifiques / symptômes totaux cochés) indique si les symptômes déclarés sont suffisamment précis pour orienter les bilans.
Les catégories couvertes varient selon le sexe. Chez l'homme : testostérone basse, cortisol élevé, thyroïde lente. Chez la femme : œstrogènes déséquilibrés, progestérone faible, cortisol élevé, thyroïde lente. Les marqueurs biologiques associés à chaque catégorie représentent l'étalon-or pour confirmer ou infirmer les signaux du screener.
🎯 Mode d'emploi pratique
Étape 1 : remplir honnêtement. Éviter la sous-déclaration (machismo, peur de la maladie) comme la sur-déclaration (anxiété santé). Cocher uniquement les symptômes présents depuis au moins un mois de façon récurrente, pas ponctuellement.
Étape 2 : analyser les scores. Si une seule catégorie dépasse 60 % : signal clair, programmer un rendez-vous médecin avec la liste de bilans correspondante. Si deux catégories dépassent 50 % simultanément : pattern combiné fréquent (cortisol + testostérone, thyroïde + insuline) — c'est souvent la même cause sous-jacente (stress chronique, déficit calorique trop agressif, sommeil insuffisant).
Étape 3 : optimisations avant les bilans. Avant de réaliser des analyses sanguines hormonales, optimiser pendant 4 à 8 semaines : sommeil 7-9h, sortir d'un déficit calorique extrême, baisser l'alcool, augmenter zinc + vitamine D + magnésium. Si les symptômes persistent après cette fenêtre d'optimisation, les bilans deviennent nécessaires et leurs résultats seront plus représentatifs.
Étape 4 : timing des prises de sang. Cortisol + testostérone : matin 7h-9h à jeun. Progestérone (femme) : J21 du cycle. TSH / T4 libre : à jeun le matin. Insuline + glycémie : à jeun 12h. Œstradiol homme : avec testostérone et SHBG. Refaire si valeurs limites — un seul test peut être un outlier.
Étape 5 : ne pas s'auto-traiter. Les suppléments hormonaux (DHEA, prégnénolone), la TRT et les contraceptifs sont des décisions médicales uniquement. Cet outil sert à préparer votre consultation, pas à la remplacer. Apportez votre scoring et la liste de bilans suggérés à votre médecin pour orienter la discussion.
❓ Questions fréquentes
Mon score testostérone est haut, ai-je vraiment un déficit ?+
Cortisol élevé : c'est grave ?+
Faut-il vraiment faire tous les bilans suggérés ?+
Femmes : les contraceptifs faussent-ils les bilans ?+
🧪 Études citées
Bhasin et al. (2018) — Testosterone Therapy in Men With Hypogonadism: An Endocrine Society Clinical Practice Guideline. Définit le seuil diagnostic de testostérone basse (<264 ng/dL répété à 2 reprises) et l'algorithme clinique complet. Estime la prévalence à 2-6 % des hommes adultes, avec une nette augmentation après 40 ans. Référence de base pour comprendre quand un score symptomatique doit déboucher sur une prise en charge médicale.
Sapolsky (2017) — Why Zebras Don't Get Ulcers. Ouvrage de référence sur le cortisol chronique et son impact métabolique : activation de l'axe HPA pendant plus de 3 mois conduit à une insulino-résistance progressive, une réduction de la masse musculaire maigre et une immunosuppression. Explique le mécanisme par lequel le stress psychologique devient un facteur de risque métabolique réel.
Bauman et al. (2014, J Clin Endocrinol Metab) — Symptom-based screening for low testosterone has high specificity but low sensitivity. Étude sur 5 000 hommes : un score symptomatique seul génère 30 % de faux positifs. Conclut que l'outil symptomatique doit systématiquement être couplé à un bilan biologique — exactement le modèle appliqué ici (screener + liste de bilans).
Hackney & Lane (2018) — Endurance Exercise and the Reproductive System. Documente la baisse de testostérone de 15-30 % chez les athlètes d'endurance pratiquant plus de 12h par semaine comparés aux sédentaires, via la suppression de l'axe HPG. Pertinent pour tout pratiquant dont les scores élevés coïncident avec un volume d'entraînement important.
Friberg (2019, Sports Med) — Endocrinology of Female Endurance Athletes. Décrit la triade de l'athlète féminine : déficit énergétique relatif → aménorrhée hypothalamique → ostéoporose. Marqueurs : œstradiol bas + LH/FSH bas. Justifie les symptômes liés aux cycles irréguliers chez les sportives en déficit calorique.
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