Planificateur de deload
Calculez votre semaine de décharge : séries, charge et durée selon votre volume actuel et le type de fatigue qui domine.
📐 Comment c'est calculé
Un deload n'a pas de formule. La littérature donne des fourchettes, et l'outil applique celles des modèles autorégulés les plus documentés : Renaissance Periodization pour la réduction de volume, Tuchscherer (RTS) pour la réduction d'intensité.
Le point de départ n'est pas le nombre de semaines écoulées, c'est l'état réel. L'outil ne vous demande pas de nommer votre fatigue — c'est la partie difficile, et se tromper d'axe donne une semaine inconfortable qui ne récupère rien. Il la déduit de vos réponses, en séparant deux familles de signaux : ce qui vient du cumul de séries (récupération musculaire, courbatures, douleurs articulaires) et ce qui vient de la charge nerveuse (sommeil, énergie, motivation, performances en baisse).
Une fatigue articulaire vient du cumul de séries : on coupe le volume de moitié et on garde les charges. Une fatigue nerveuse vient des charges lourdes et des séries proches de l'échec : on retire 20 % de charge et on touche à peine au volume. Quand les deux familles sont présentes, réduire un seul axe laisse l'autre fatigue intacte.
L'outil peut répondre « non ». Un signal isolé ne justifie pas une décharge, et décharger sans raison coûte une semaine de progression — exactement comme décharger trop tard. Une douleur qui limite le mouvement, elle, ne relève pas de la décharge du tout : elle s'examine.
Les répétitions ne bougent jamais. Modifier trois variables à la fois rend la reprise illisible : à la semaine suivante, on ne sait plus ce qui a fonctionné.
La durée dépend de la longueur du bloc écoulé et de la nature de la fatigue. La fatigue centrale se dissipe plus lentement que la fatigue locale : au-delà de dix semaines sans décharge, ou quand les deux signaux sont présents, une seule semaine ne suffit généralement pas.
🎯 Mode d'emploi pratique
Renseignez d'abord votre volume de travail sur le muscle ou le mouvement qui pose problème (charge habituelle, pas votre 1RM), puis répondez sur votre état des 7 à 10 derniers jours — pas sur la séance d'hier. Une mauvaise nuit isolée n'est pas de la fatigue accumulée ; c'est la tendance qui compte.
- Quand la planifier : avant de casser, jamais après. Attendre la stagnation pour décharger, c'est avoir déjà perdu deux à trois semaines de progression.
- Les signaux qui ne trompent pas : le RPE réel qui monte de +1,5 sur les mêmes charges pendant deux séances, la fréquence cardiaque au repos +5 BPM sur 4 à 7 jours, la motivation qui chute. Un seul de ces signaux ne suffit pas ; deux, si.
- Ce qu'on ne fait pas pendant un deload : chercher un record, tester un nouvel exercice, changer de programme. La semaine sert à laisser la fatigue redescendre pendant que le mouvement reste entretenu.
- La reprise : reprenez au volume et à la charge d'avant la décharge, pas au-dessus. Le gain arrive dans les deux à trois semaines suivantes, pas le lundi de la reprise.
- Ce que l'outil ne fait pas : il ne vous examine pas. Il lit les signaux que vous lui donnez et en tire un axe de réduction ; il ne remplace ni un avis médical sur une douleur, ni le suivi écrit de vos charges et de votre RIR, qui reste la seule façon de distinguer une vraie dérive d'une mauvaise semaine.
❓ Questions fréquentes
Faut-il faire un deload toutes les 4 semaines ?+
Deload de volume ou deload d’intensité ?+
Est-ce qu’on perd du muscle pendant un deload ?+
Pourquoi ne pas réduire aussi les répétitions ?
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